RIVIÈRE EN BON ÉTAT

• LA RESTAURATION ÉCOLOGIQUE, C’EST QUOI ?

Travailler la restauration écologique d’une rivière, c’est favoriser son fonctionnement naturel et dynamique ; c’est-à-dire son libre écoulement, la libre circulation des poissons et des sédiments et la création d’une diversité de milieux (zones profondes, zones courantes, berges végétalisées, zones humides reliées au cours d’eau).

Plusieurs paramètres sont essentiels pour qu’un cours d’eau puisse fonctionner naturellement : la forme de la rivière, son lit, son débit, les berges et les espèces végétales,

les endroits où les espèces peuvent se cacher, frayer. Cela supprime les coûts d’interventions humaines (curage, faucardement, plantation, enlèvement d’embâcles…).

Assurer le bon fonctionnement de la rivière Eure c’est lui permettre de remplir un grand nombre de fonctions essentielles à l’homme : capacité épuratoire des rivières, lutte contre les inondations, maintien d’espèces protégées, développement d’activités de loisirs (pêche sportive, kayak…).

Schema-continuite-eco_1000

• RESTAURATION ÉCOLOGIQUE ET HYDROMORPHOLOGIE

Plusieurs paramètres sont essentiels pour qu’un cours d’eau puisse vivre, ne pas disparaître et fonctionner d’une façon optimum tout en permettant la circulation des poissons et des sédiments. Assurer la restauration écologique c’est répondre aux obligations légales, de l’atteinte du bon état écologique des eaux, voulues par les états européens.

Le bon fonctionnement d’un cours d’eau ayant des conséquences multiples sur :

• la vie de la rivière elle-même
• les poissons et toute la faune rattachée au cours d’eau
• la végétation des berges
• les risques d’inondation
• la qualité de l’eau et de l’eau potable – en effet, l’eau s’inscrit dans un véritable cycle avec des connexions importantes entre les eaux des cours d’eau et les nappes souterraines
le développement du tourisme et des loisirs
• …

Toutefois, pour le développement de la faune, de la flore et la circulation des poissons migrateurs, la seule restauration écologique ne suffit pas : la forme du cours d’eau, sa largeur et profondeur de son lit(2), la végétation, le sol, etc. sont autant de paramètres essentiels pour ce développement.
(2) ces éléments concernent la morphologie d’un cours d’eau appelée hydromorphologique.

• PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ ET ÉCOSYSTÈME

A l’échelon de la Haute-Normandie, un Schéma Régional de Cohérence Ecologique prend désormais en compte l’aménagement et la protection de certaines ressources naturelles (biodiversité, …) dont le bon état écologique de l’eau. L’ensemble de ces schémas régionaux constituant à l’échelon national la trame verte et bleue.

Les principales causes d’extinction des espèces et de perte de biodiversité sont la destruction des habitats et l’introduction d’espèces exotiques envahissantes. Si l’écosystème est en bonne santé, il est capable de faire face aux changements amenés par l’homme. Pour le bon fonctionnement de l’écosystème, il ne faut pas uniquement de l’eau de bonne qualité pour la rivière.

Il faut aussi une grande variété d’habitats : des zones avec des graviers, d’autres avec du sable, des endroits profonds, des zones avec des caches sous les berges ou sous les rochers… Mais il faut surtout que toutes les espèces aient accès à ces différentes zones !
Sans intervention humaine, la nature assure parfaitement cette mécanique mais les actions passées de l’homme obligent désormais à restaurer la fonctionnalité des milieux aquatiques principalement :
• en remettant les cours d’eau dans leur lit naturel
• en re-méandrant si besoin.

La démarche est selon l’expression d’imiter la nature et de hâter son œuvre pour : 
• lutter contre les espèces invasives qui pénalisent les espèces indigènes et banalisent les milieux
• travailler la restauration des berges par techniques végétales pour lutter contre leur artificialisation
• poser des clôtures et abreuvoirs sur les secteurs pâturés en bord de cours d’eau pour lutter contre les piétinements bovins
• planter de la ripisylve en bord de cours d’eau (maintien d’une eau bien oxygénée et offre de caches aux espèces animales)
• recharger en granulométrie les cours d’eau, pose de fascines pour rétrécir le lit et pour recréer des fonds attractifs (habitats).

• UNE DYNAMIQUE À L’ÉCHELLE EUROPÉENNE

Les états européens ont déployé un programme ambitieux visant à atteindre le bon état écologique des eaux (souterraines ou de surface) au plus tôt en 2015. La France est moteur dans cette démarche car pionnière il y a 50 ans dans la politique de l’eau notamment avec la création des agences de l’eau.

La Directive européenne sur l’eau (DCE) transposée dans le Droit français donne l’impulsion à l’ensemble des actions liées, notamment, à la qualité des eaux ou la restauration écologique. En revanche, le non respect des objectifs fixés peut déboucher sur de lourdes sanctions financières qui pourraient impacter la France. Ainsi il n’est pas seulement question d’une politique de moyens (agir ne suffit pas) mais de résultats concrets. A cette politique européenne centrée sur le bon état des eaux, s’ajoutent d’autres programmes comme, par exemple, le règlement « anguilles » visant à une protection renforcée de ce poisson (voir encadré).

Contactez-nous

Bonjour, Merci d'utiliser ce formulaire pour nous contacter.

Illisible ? Changer le texte. captcha txt

Commencez à écrire et appuyez sur Entrée pour chercher