Un projet environnemental

redonnerVieRiviere

Une opération globale

• Redonner vie à la rivière Eure

La rivière Eure, qui donne son nom à notre département, est un atout essentiel pour notre territoire. Tout au long de ses 230 kilomètres de cours d’eau, elle a subi d’importantes modifications au fil des siècles qui ont perturbé son fonctionnement naturel et altéré ses éco systèmes et sa biodiversité. Des interventions humaines successives ont, ainsi, freiné sa vie naturelle : l’élargissement de son lit, l’artificialisation de ses berges, l’implantation de barrages et seuils… L’Eure telle qu’elle nous apparait à ce jour n’est que le produit de modifications successives effectuées par l’homme au cours du temps.

De tous temps, l’homme a installé des barrages sur les rivières pour modifier leur écoulement et utiliser la force motrice de l’eau (moulins, hydroélectrcité). Puis, le progrès a rendu obsolète une grande partie des usages de ces barrages qui, faute d’usage et d’entretien, ont aggravé les désordres sur l’Eure : envasement, perte de dynamique, banalisation des milieux… L’artificialisation de la rivière Eure a créé une rivière compartimentée bloquant la circulation des poissons migrateurs, le transit des sédiments et créant une succession de plans d’eau. L’ensemble de ces éléments altèrent la qualité écologique de la rivière qui doit être regagnée à la fois pour le bien des milieux aquatiques et pour les services rendus par ces milieux à la population. Enfin, la rivière est un lieu de vie (pour les habitants et les différentes espèces) et de loisirs (kayak, pêche, randonnées nautiques, promenades…), il convient de prendre en compte tous les usages. L’Eure constitue donc un patrimoine important à entretenir et à valoriser.

• Une opération globale

Agir pour la restauration écologique consiste à réouvrir, sur l’axe Eure, l’ensemble de son cours et de procéder de même sur les autres affluents de la Seine (Risle, Andelle ou Epte).

Rappelons, en effet, que les cours d’eau se gèrent en France selon une logique de bassin hydrographique, c’est-à-dire à l’échelon d’un fleuve (de la source à la mer et de ses affluents). Sur ce bassin, plusieurs axes, dont l’Eure sont classés comme prioritaires pour la restauration écologique avec des échéances réglementaires de mise en conformité à court terme (2017). En amont du secteur d’étude, des opérations ambitieuses ont déjà eu lieu à Louviers en 2011, à Fontenay-sur-Eure en 2013 et à Ménilles en 2015. Il en sera de même sur le secteur de Chartres, dès le 1er semestre 2015.

Liste des cours d’eau concernés par les nouveaux classements de rivière

Eure-Aval

Pour les poissons migrateurs venant de la Seine, le secteur Eure-Aval constitue la porte d’entrée sur la rivière Eure. Ce secteur géographique ayant été classé prioritaire grâce à la conjonction de différents programmes (anguilles, continuité, etc). Ce classement permet l’obtention de subventions assurant le financement d’études et de travaux.

    Louviers

    2011 - La CASE a aménagé un bras de contournement du barrage de la Villette (jugé ineffaçable) pour permettre aux poissons de remonter la rivière et aux kayaks de passer.

      Ménilles

      En 2014 à Ménilles, des travaux d’effacement du vannage ont été décidés pour le Moulin de Ménilles. L'opération démarre 1er semestre 2015.

        Fontenay-sur-Eure

        En 2013 à Fontenay-sur-Eure, le Moulin du Pré est à l’état de ruine, de même que son vannage. Il présente un obstacle à la restauration écologique et sédimentaire. Le propriétaire a accepté un arrasement du seuil.

          • La restauration écologique sur L’Eure

          Sur les 230 kilomètres de la rivière, des actions en faveur de la continuité ont été menées ou sont en cours afin de favoriser la dynamique de l’eau ; c’est-à-dire son libre écoulement et la libre circulation des poissons et des sédiments.

          Les poissons ciblés sont, principalement : anguille, lamproie marine et fluviatile, saumon atlantique, truite fario et de mer, alose, brochet…

          Ainsi depuis Martot, début de la rivière Eure (1) jusqu’à la source, les obstacles se lèvent progressivement pour assurer cette restauration écologique et permettre aux poissons migrateurs de remonter la Seine, puis l’Eure depuis la mer ; en passant par Louviers, Ménilles, Dreux, Chartres, Fontenay-surEure, Barjouville…

          La durée de cette migration devant être compatible avec les périodes de reproduction propre à chaque espèce ; si le temps de remontée est trop long, les poissons ne peuvent plus se reproduire.

          (1) Sur l’axe Pont de l’Arche à Martot, ce tronçon actuellement nommé Eure était initialement un bras de la Seine.

          • Lettres d’information : suivez l’évolution du projet

          LETTRE D'INFORMATION 1

          2014-12

          LETTRE D'INFORMATION 2

          2015-07

          • Les actualités de l’Eure Rivière Vivante

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